Natures mortes : des bouquets de fleurs en peinture…

« Une authentique nature morte naît le jour où un peintre prend la décision fondamentale de choisir comme sujet et d’organiser en une entité plastique un groupe d’objets. Qu’en fonction du temps et du milieu où il travaille, il les charge de toutes sortes d’allusions spirituelles, ne change rien à son profond dessein d’artiste : celui de nous imposer son émotion poétique devant la beauté qu’il a entrevue dans ces objets et leur assemblage. »

— Charles Sterling, 1952

Une question se pose à propos de la signification du bouquet de fleurs ; on sait qu’il peut être une allusion à un verset du Livre de Job : ” Pareil à la fleur, l’homme s’épanouit et se fane, il s’efface comme une ombre… ” Le pavot, la tulipe, l’œillet ou le reflet de la croisée de fenêtre sur le vase sont-ils autant de symboles de la brièveté de la vie ? Plusieurs critiques l’ont soutenu ; d’autres se refusent à soutenir des interprétations trop précises et systématiques.

Fleurs encyclopédie Larousse

Les fleurs ont souvent inspiré les artistes, peintres, poètes, sculpteurs et décorateurs.

La présence de fleurs dans le paysage, la ville, l’environnement intérieur (chambre d’hôpital, classe, bureau, cellule de prison…) induit un sentiment et des réactions psychophysiologiques, qui varient selon les personnes, les cultures, les saisons,et les contextes.

Wikipédia

Symboles“Nature morte de fleurs”  1614  Ambrossius Bosschaert

The J.Paul Getty Museum, Los Angeles

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  • Ambrosius Bosschaert l’Ancien  (1573-1621)  Peintre flamand.
  • Roelandt Savery  (1576-1639)  Peintre flamand.
  • Osias Beert l’ancien  (1580-1623)  Peintre flamand.
  • Alexander Adriaenssen  (1587-1661) Peintre flamand.
  • Daniel Seghers  (1590-1661)  Peintre flamand.
  • Hans Bollongier  (1600-après 1645) Peintre néerlandais
  • Giovanna Garzoni  (1600-1670) Femme peintre italien
  • Frans Ykens  (1601-après 1693) Peintre flamand
  • Jan Davidsz de Heem  (1606-1684) Peintre néerlandais
  • Juan de Arellano  (1614-1676) Peintre espagnol
  • Robert Nicolas  (1614-1685)  Miniaturiste et graveur français
  • Carlo Dolci  (1616-1686) Peintre italien
  • Cornelis de Heem (1631-1695) Peintre hollandais
  • Dirck de Bray  (1635-1694) Peintre néerlandais
  • Nicolaes Van Verendael  (1640-1691) Peintre flamand
  • Elias Van den Broeck  (1649-1708) Peintre néerlandais d’origine flamande
  • Nicolae Lachtropius  (1656-1700)
  • Rachel Ruysch  (1664-1750) Femme peintre néerlandais
  • Antoine Monnoyer  (1671-1747) Peintre français
  • Jan Van Huysum  (1682-1740)  Peintre néerlandais
  • William Berczy  (1744-1813) Peintre, architecte et colonisateur allemand. Il se considère canadien à partir de 1794.
  • Luis Paret y Alcàzar  (1746-1799) Peintre espagnol
  • Antoine Berjon  (1754-1843) Peintre français
  • Johan LaurentzJensen  (1800-1856) Artiste danois
  • Anton Hartinger (1806-1890) Peintre d’origine autrichienne qui devient américain.
  • Eugène Louis Boudin  (1824-1898) Peintre français (Considéré comme l’un des précurseur de l’impressionisme)
  • Henri Fantin Latour  (1836-1904) Peintre français
  • Cecil Kennedy  (1905-1997) Artiste peintre anglaise
  • Heinz Schlnhammer
  • Octavianus Montfort

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Mignonne, allons voir si la rose

A Cassandre

Mignonne, allons voir si la rose
Qui ce matin avoit desclose
Sa robe de pourpre au Soleil,
A point perdu ceste vesprée
Les plis de sa robe pourprée,
Et son teint au vostre pareil.

Las ! voyez comme en peu d’espace,
Mignonne, elle a dessus la place
Las ! las ses beautez laissé cheoir !
Ô vrayment marastre Nature,
Puis qu’une telle fleur ne dure
Que du matin jusques au soir !

Donc, si vous me croyez, mignonne,
Tandis que vostre âge fleuronne
En sa plus verte nouveauté,
Cueillez, cueillez vostre jeunesse :
Comme à ceste fleur la vieillesse
Fera ternir vostre beauté.

Pierre de Ronsard  (1524-1585)

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Le Moyen Âge

Les fleurs ont un rôle important dans la naissance du genre de la nature morte. Deux moments se succèdent dans la représentation des fleurs, celui où le bouquet de fleurs est un symbole utilisé par le peintre et un des éléments, minime, de la scène religieuse (XIVe-XVe s.) et celui où le peintre sépare de la scène religieuse les symboles usuels pour leur donner une existence propre sous forme d’une nature morte symbolique (fin du XVe s.).

La Renaissance

À la fin du XVe s. apparaissent de véritables natures mortes de fleurs peintes au revers d’un tableau. L’artiste isole de la scène religieuse les symboles usuels pour leur donner une existence indépendante ; certes, ces natures mortes ne cesseront pas d’être des tableaux religieux, mais le changement est capital.
Plus importants deviennent au XVIe s. les vases de fleurs qui embellissent les portraits.
À partir de ce moment, la peinture de fleurs ne peut pas être séparée de la passion des botanistes qui étudient la nature, des curieux qui collectionnent les fleurs et les herbiers, des horticulteurs, des artistes et des artisans au service des imprimeurs de livres scientifiques.

XVIIe siècle

Flandres

Plus qu’une autre catégorie de nature morte, le bouquet de fleurs du début du XVIIe s. garde les caractéristiques essentielles de la période précédente. La grande vogue des tableaux de fleurs apparaît v. 1600

Le XVIIIe siècle

France

Dans la seconde moitié du XVIIIe s., la peinture de fleurs revêt des aspects différents. Le premier courant, qui domine d’ailleurs tout le XVIIIe s., consiste dans la recherche du trompe-l’œil. Ce siècle a été passionné par la traduction du réel avec le maximum d’exactitude, et jamais le critère de la vraisemblance n’a été si important.

Le XIXe siècle

Presque tous les artistes ont pratiqué la nature morte, et les ” spécialistes ” sont moins nombreux qu’aux siècles précédents.

L’Impressionnisme et la fin du siècle

Avec les peintres impressionnistes, la nature morte prend un nouvel éclat. Compromise d’une certaine façon, puisque l’objet devient moins important que l’atmosphère qui l’entoure et que disparaît cette belle méditation sur la vie silencieuse, elle gardera en fait son importance. La peinture de fleurs est installée en plein air, puisque le peintre veut étudier l’intensité de la lumière selon la position du soleil ; les fleurs vont devenir autant de taches colorées, ” accidents nécessaires à des jeux de clarté “.

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LE LANGAGE DES FLEURS

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